
Comment choisir un courtier pour un immeuble à revenus à Pointe-Claire
L'acheteur d'un immeuble à revenus qui regarde du côté de Pointe-Claire pose souvent la même question au départ : comment distinguer un courtier immobilier qui connaît ce marché de celui qui traitera un triplex près du Lakeshore comme n'importe quelle inscription de l'Ouest-de-l'Île? La réponse tient moins au discours de vente qu'à la capacité de l'agence à parler des règles municipales et du parc de bâtiments plus anciens qui déterminent ce qu'un plex rapporte vraiment ici.
Pointe-Claire a ses propres règles municipales
Pointe-Claire n'est pas un arrondissement de Montréal. C'est une municipalité distincte, avec son propre hôtel de ville sur l'avenue Donegani, qui gère le zonage et les permis sur place plutôt que par Montréal. La nuance est facile à négliger et coûteuse à mal évaluer.
Un projet d'ajout d'un logement à un triplex existant, ou de conversion d'une maison en logements locatifs, suit le processus d'approbation propre à Pointe-Claire, selon un échéancier qu'un courtier actif uniquement dans les arrondissements montréalais n'a peut-être jamais vu. Aguinaga a dirigé plus de 50 rénovations et a développé un immeuble de neuf logements à partir de zéro; le volet permis et construction d'un immeuble à revenus lui est donc familier.
Ce que révèlent les chiffres du plex
À l'échelle de la région métropolitaine de recensement de Montréal, le deuxième trimestre de 2026 a écarté les catégories de propriétés les unes des autres. Le prix médian d'un plex a atteint 874 000 $, en hausse de 5 pour cent sur un an. Le prix médian d'une copropriété s'est établi à 430 000 $, un gain de 1 pour cent, tandis que celui d'une unifamiliale a atteint 645 000 $, en hausse de 3 pour cent.

Pour l'acheteur de Pointe-Claire qui cherche où le calcul de rendement fonctionne, le segment du plex est la partie du marché qui évolue en faveur de l'investisseur.
La vitesse de vente raconte une histoire semblable. Les plex sont restés en moyenne 43 jours sur le marché, soit six jours de moins qu'un an plus tôt, alors que les copropriétés se sont allongées à 48 jours, six jours de plus. Les unifamiliales ont été les plus rapides, à 32 jours.

Le volume des ventes a ralenti partout. Le total métropolitain a reculé de 7 pour cent, à 13 365 transactions, mais les ventes de plex n'ont fléchi que de 5 pour cent, contre une baisse de 10 pour cent pour les copropriétés. Le segment du plex a tenu son terrain alors que d'autres cédaient.
Les conditions entourant l'achat se sont aussi assouplies. La moyenne trimestrielle des inscriptions actives dans la région métropolitaine a augmenté de 14 pour cent, à 20 735, ce qui donne à l'acheteur patient davantage de points de comparaison. Le coût d'emprunt a diminué, le taux directeur de la Banque du Canada s'établissant à 2,25 pour cent en août 2026. Les coûts de construction demeurent élevés, l'Indice des prix des propriétés neuves de la région métropolitaine se situant à 159,4 en avril 2026 sur une base de 100 en 2016. Ce chiffre pèse dès qu'un projet suppose de vider et de reconstruire un bâtiment du milieu du siècle, ce qu'est une bonne part du parc de plex de Pointe-Claire.
Les questions à poser avant de retenir une agence
Trois questions distinguent une agence qui connaît l'immeuble à revenus à Pointe-Claire de celle qui ne le connaît pas.
D'abord, combien de transactions de plex l'agence a-t-elle conclues à Pointe-Claire même, plutôt que dans l'Ouest-de-l'Île en général? Un décompte ne veut pas dire grand-chose sans le territoire et la période qui l'accompagnent; une réponse claire précise les deux.
Ensuite, quelles hypothèses de loyer se trouvent derrière le pro forma? Un triplex des années 1950 à quelques pas du Lakeshore commande un loyer différent de celui d'un triplex donnant sur l'autoroute, et le prolongement du REM vers l'ouest redessine les secteurs qui attirent les locataires. Un courtier qui applique un seul loyer à toute la ville n'a pas regardé d'assez près.
Enfin, l'agence peut-elle expliquer le processus de permis de rénovation de Pointe-Claire pour un plex, étape par étape? C'est là que la connaissance locale se manifeste ou fait défaut.
Un actif propre à la municipalité
Un immeuble à revenus à Pointe-Claire se comporte comme un actif propre à la municipalité, façonné par le zonage local, les loyers locaux et un parc immobilier qui, pour l'essentiel, précède le code actuel. Le prix d'achat n'est que la partie visible; le rendement dépend de règles et de loyers qui se décident à l'échelle de la ville.
Aguinaga travaille en anglais, en français et en espagnol et apporte une formation en comptabilité et en finance de McGill. Une grande part de son travail transactionnel porte sur les plex, un ancrage qu'un dossier d'immeuble à revenus dans ce marché exige. L'agence qui classe un triplex de Pointe-Claire sous la même rubrique qu'une copropriété du centre-ville répond à la mauvaise question. Posez les questions municipales.
LJ Aguinaga est un courtier immobilier licencié à Montréal et le propriétaire de LJ Realties. Cet article constitue de l'information générale et non un conseil financier ou juridique personnalisé.
LJ Aguinaga
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